Mardi 16 janvier 2018

C’est triste. (Deutéronome 3,12-29)


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Les Rubénites migrent et prennent possession de territoires. La vie nous transporte d’une ville à l’autre, d’une amitié à une autre, d’un pays à l’autre, d’un emploi à l’autre. Les changements sont partie prenante de nos existences. A eux se heurtent nos aspirations. Moïse supplie Dieu. «Laisse-moi passer, je t’en prie, pour que je voie ce bon pays de l’autre côté du Jourdan.» Une aspiration, une attente, un vœu qui déplaît à Dieu, dit le texte. Tout comme quelquefois nos projets sont contrecarrés par l’impersonnalité de l’univers. Mais dans la Bible, l’univers est à Dieu. Et en définitive nos joies et leurs revers sont attribués à la volonté de Dieu. De sorte que même lorsque la déception est grande, elle est atténuée parce que toujours accompagnée par Dieu. Moïse supplie de voir ce bon pays dont il a tant entendu parler. C’est triste, il en sera privé. Lui qui pourtant déclare: «Eternel, tu as commencé à montrer à ton serviteur ta grandeur et ta main puissante, car quel dieu y a-t-il, au ciel et sur la terre, qui peut imiter tes œuvres et tes hauts faits?» Est-ce cela le remède à nos coups du sort? S’extasier devant la magnitude divine en y incluant l’incompréhensible! Un premier pas vers le questionnement existentiel face à l’énigmatique création de Dieu.

Nadine Manson

Prière: Tu m’accompagnes sur ma route et dans ma quête de toi. Tu me rassures dans mes tâtonnements et mes incertitudes, toi, Dieu à l’origine de Tout.  

Référence biblique : Deutéronome 3, 12 - 29

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